Gone Home

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Cela fait quelque temps déjà que les jeux indépendants fleurissent sur nos consoles ou nos pc. Et il y en a pour tous les goûts, que l’on soit adepte de plateforme hardcore, du point’n click des familles ou du puzzle game. Personnellement, s’il y a une catégorie dont je suis fan, c’est le jeu narratif (je n’ai pas trouvé de meilleur terme). J’avais déjà parlé de The Stanley Parable, place à Gone Home, une histoire touchante et pleine de poésie.

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Avant de commencer ce test, j’aimerais développer ce que je j’entends par jeu narratif. Typiquement, un jeu vidéo est composé de graphisme, d’un gameplay, d’une banque de son et de musiques ainsi que d’un scénario. Si vous avez lu le test de The Stanley Parable, j’expliquais que son intérêt n’est pas dans son gameplay mais dans sa narration. Gone Home entre également dans cette catégorie. Ne vous attendez donc pas à devoir résoudre des énigmes ou à tuer de vilains nazis-zombies-ninjas parce qu’ici, vous ne ferez qu’explorer une maison pour en apprendre plus sur les événements qui s’y sont déroulés. Et c’est là toute la puissance d’un jeu narratif. Je vois souvent des joueurs se révolter contre cette pratique du jeu « vide », criant à l’arnaque. Mais ces détracteurs ne voient-ils pas toute la beauté que peut contenir une telle initiative, proposant de mélanger l’expérience d’un livre à celui de l’interactivité ? Bon je m’égare, revenons-en à ce fameux test.

Home sweet home

L'entrée

Personne pour vous accueillir et une nouvelle maison qui ressemble au manoir de Resident Evil. Help !

Cela fait un an que vous êtes parti en voyage. Vous ne savez pas grand-chose de ce que votre famille devient mais vous rentrez bientôt. Le soir de votre arrivée, personne n’est là pour vous accueillir dans la nouvelle maison dont parlait votre mère. Sur la porte d’entrée, un mot de la main de Sam, votre sœur, qui explique qu’elle ne sera pas là pour vous. Dehors, c’est la tempête. Un orage gronde depuis des heures, l’ambiance est oppressante. Un an depuis votre départ, c’est long. Qu’a-t-il pu se passer entre-temps ? Pour le découvrir, vous allez vous mettre en tête de visiter cette maison – votre maison désormais. Chaque lettre, chaque note, chaque livre trouvé vous en apprennent plus. Et vous entrevoyez très vite qu’un secret se cache entre ces murs. Il ne tient qu’à vous de le découvrir.


Si j’allais fouiller ma maison ?

répondeur

Allez, vous mourrez d’envie d’écouter les messages sur ce répondeur !

J’avoue avoir été surpris par l’introduction de Gone Home, tout simplement parce qu’il n’y a pas. Vous commencez le jeu sur le palier d’une maison, vue à la première personne, un tas de bagages à vos pieds. La porte d’entrée est fermée alors vous vous dites qu’il faut trouver la clef puisque vous ne l’avez pas sur vous. Et c’est parti pour l’exploration. Vous remarquerez très vite que vous pouvez interagir avec de nombreux objets, de la tasse au magazine de mode en passant par le rouleau de papier toilette. Si beaucoup d’entre eux sont inutiles, il se trouve que c’est en prenant son temps pour observer, fouiller et lire que Gone Home trouvera son sens puisque comme je le disais, vous vous rendrez rapidement compte qu’il se trame quelque chose d’étrange dans cette maison. Ce n’est pas par le biais d’événements que vous saisirez l’histoire mais à travers les « traces » ou les souvenirs que votre famille a laissés derrière elle.

Je suis toi

chambre de Sam

Plaisir ultime : retourner de fond en comble la chambre de sa sœur.

Si au début, nous ne savons rien de Katie, le personnage que nous incarnons, de Sam ou de ses parents, nous allons apprendre petit à petit à les connaître en visitant cette maison. Croyez-moi mais en commençant Gone Home, je me sentais comme un étranger, ayant même parfois du mal à comprendre les liens qui unissent les différents personnages évoqués. Puis, sans m’en rendre compte, je suis devenu Katie. Je me suis mis à chercher ma chambre, j’ai lu les mots que mes parents avaient laissés à l’intention de ma sœur et surtout, je me suis inquiété(e ?). Où se trouve Sam ? Pourquoi mes parents semblent-ils en colère contre elle ? Alors j’ai continué de fouiller pour comprendre parce que je voulais savoir. Ce jeu possède selon moi une grande force de narration puisque nous découvrons l’histoire par nous-mêmes, avec notre seule curiosité. Durant tout le jeu, vous n’entendrez qu’une voix, celle de Sam, et qui ne se fera entendre qu’à partir du moment où vous trouverez un objet lié à son souvenir. Par quel miracle entendez-vous cette voix ? Il faudra finir l’histoire pour le comprendre.

Le mot de la fin

Gone Home est une grande réussite sur le plan scénaristique. Si la rejouabilité est inexistante et que le jeu est un peu cher pour une durée de vie très courte (deux heures maximum, si vous prenez le temps de tout lire comme je l’ai fait), Gone Home est une expérience dont il serait dommage de se passer.  Il y a encore beaucoup à en dire, comme le nombre de références hallucinantes que l’on peut trouver sur la culture des années 90 (puisque le jeu se passe en 1995) mais je préfère vous laisser le plaisir de découvrir tout cela par vous-même. Allez, je vous kiss et à très vite pour un autre test sur le Renard Loquace.

A propos de l'auteur :

Créateur du Renard Loquace. Petit auteur à ses heures perdues, gamer de l'infini branché scène indépendante. Animal préféré : le renard.

 

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