L’art de la rature

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Ah la rature… Avec l’arrivée du traitement de texte, c’est une pratique qui se perd. De moins en moins d’apprentis écrivains écrivent à la main et préfèrent le clavier. Et pourtant, n’importe quel artiste, qu’il soit peintre, sculpteur ou auteur, a besoin d’établir un brouillon avant de s’attaquer à une œuvre. Oui, même Delacroix, Michel Ange ou Victor Hugo.

Victor Hugo Contemplations
Il n’y a pas de honte à barrer, gribouiller ou raturer rageusement un passage parce qu’il est mal écrit. Jusqu’à preuve du contraire, nous ne sommes pas des génies de l’écriture et nous avons le droit d’avoir des faiblesses rédactionnelles. D’ailleurs, même les génies raturent. Admirez les brouillons de Victor Hugo et vous n’aurez plus honte de vos pages noircies par les ratures !

Pour illustrer les bienfaits de la rature, je vous propose un exercice. Prenez un extrait du texte sur lequel vous êtes en train de travailler. S’il est tapé, imprimez-le. La rature est un acte concret qui se fait avec un bon stylo, et non avec la touche « effacer » de son clavier.

Maintenant, armez-vous de courage et rayez tout ce qui est superflu. Les montagnes d’adverbes qui alourdissent les phrases, les répétitions…

Une fois cet élagage accompli, relisez votre texte. Qu’en pensez-vous ?

L’avantage de la rature sur papier, c’est que le texte original existe toujours. Il est donc plus facile de jongler entre les ajouts et les suppressions. Si vous avez trop taillé dans le texte, rien ne vous empêche de garder les anciennes formulations.

A propos de l'auteur :

Quand elle ne traîne pas du côté du Renard Loquace, Mel s'occupe de son blog - les Chroniques de Mel - qu'elle alimente en critiques cinéma et littérature.

 

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